mercredi 18 décembre 2024

Découverte des métiers : enseignant

 

 Parcours des métiers : des élèves rencontrent Mme Delafosse.

 C’est dans le cadre du projet découverte des métiers qu’a été accueillie Mme Delafosse, professeure de français, au CDI jeudi 12 décembre. 

Le niveau pour être enseignant est BAC + 5. Ceci signifie qu’il faut un MASTER (4 ans après le bac : une licence qui se prépare en trois ans et une année de spécialisation dans une discipline). Et ensuite l’étudiant prépare le concours (épreuves écrites d’abord puis orales s’il est admissible) durant un an.Il sera stagiaire pendant une année dans un établissement scolaire et sera conseillé par un enseignant qui a de l’expérience.

 

Mme Delafosse explique qu’il existe deux voies possibles pour les enseignants de lettres :

·        La classe préparatoire qui après le BAC sélectionne les élèves sur dossier. Il existe des classes préparatoires scientifiques mais aussi en lettres et dans ce dernier cas l’accent est mis sur le français, l’histoire et les langues. Mme Delafosse explique que c’est une voie intéressante pour les jeunes qui ne savent pas précisément quelle spécialité étudier à l’issue de la classe de terminale. Les années de classe préparatoire laissent le temps d’affiner ses choix tout en acquérant un niveau d’excellence puisque cette formation prépare à des concours d’école de commerce par exemple.  La jeune enseignante a suivi cette voie et elle a été très formatrice pour elle. Tous les mercredis les élèves passent des oraux, ce qui leur apprend à parler devant un public et progressivement de développer de l’aisance. Et tous les samedis des épreuves écrites sont programmées. C’est un rythme de travail exigeant. On peut ensuite intégrer la faculté de son choix.

·        L’université. Dès l’obtention du BAC le futur étudiant peut s’inscrire dans une faculté (lettres, sciences, …) à condition d’être passé par la plateforme PARCOURSSUP et que son choix ait été validé. Le jeune s’engage tout de suite dans une spécialité. L’avantage est qu’il peut suivre une voie de préprofessionnalisation. Cela signifie qu’en deuxième année il peut suivre les cours d’un enseignant en collège ou en lycée. Dans un premier temps il va observer. Puis il pourra intervenir entre 5 et 10 minutes et progressivement davantage. L’étudiant peut aussi aider l’enseignant à encadrer des heures de devoirs faits. Cela permet à certains étudiants d’écarter la voie de l’enseignement car très vite ils se rendent compte que ce métier ne leur convient pas et de fait certains se réorientent.

 

Inconvénients et avantages du métier :


Beaucoup de personnes ne s’en rendent pas compte mais le concours pour être professeur en collège et lycée est national, ce qui signifie qu’on peut être muté loin de chez soi pour une durée plus ou moins longue. On ne choisit pas l’endroit où on va enseigner mais on peut faire des vœux grâce à un système de points : l’ancienneté, le fait d’être marié ou pacsé ou encore d’avoir des enfants. La jeune enseignante dit qu’en début de carrière on travaille énormément (50 heures par semaine environ) et ensuite avec l’expérience, le travail est allégé mais se rajoutent toujours les corrections de copies,  les réunions diverses, conseils de classes, réunions parents/professeurs…

Mme Delafosse rend les élèves attentifs au fait qu’on n’a peut-être pas envie de faire ce métier toute sa vie et que dans certaines disciplines comme les lettres modernes il est très difficile de se reconvertir à moins d’entamer de nouvelles études.

Cela étant, « enseigner reste un beau métier si on aime transmettre » dit-elle. C’est aussi gérer une classe qui parfois n’a pas envie d’apprendre. Le défi est de capter l’attention des élèves de façon quasi-continuelle. Autre avantage : la sécurité de l’emploi. Les professeurs ont en charge les élèves 18 heures par semaine. Mme Delafosse et Mme Tardivaud d’un commun accord disent que c’est agréable de pouvoir gérer son temps, de travailler chez soi. L’inconvénient : il n’y a jamais de réelle coupure.

La jeune enseignante termine en disant qu’il y a une autre façon de devenir enseignant mais sans passer le concours. Dans ce cas-là on postule auprès du rectorat. Si la personne est retenue, elle devient contractuelle. C’est-à-dire qu’elle signe un contrat pour une durée déterminée et elle commence souvent par faire des remplacements et ensuite elle peut avoir un poste à l’année. L’avantage du contractuel est de pouvoir rester sur place et de pouvoir refuser des postes. Par contre le salaire est moindre.

 Un grand merci à  Mme Delafosse pour son témoignage !


samedi 14 décembre 2024

Des élèves de 4ème et de 3ème rencontrent une étudiante dans le domaine du sport

 Parcours des métiers : les élèves de 4ème et de 3ème rencontrent Océane, une ancienne élève du collège qui fait des études dans le domaine du sport.

Océane a commencé par évoquer ses années au lycée Marc Bloch puis a parlé des deux années qu’elle a suivies à la faculté des sciences du sport de Strasbourg en vue de la préparation d’une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives).Elle explique qu’en 1ère année il faut choisir en début d’année un sport sur lequel on se concentre davantage. Pour Océane c’était le football. On vous impose huit sports polyvalents : volley, handball, judo, badminton, danse de couple, … . Des cycles de six semaines sont imposés avec six heures par semaine de sports polyvalents et deux heures de sport choisi. Une partie des cours est consacrée à l’historique des sports, le développement, les équipes, les apprentissages. Un volet est consacré aux différents types de blessures et aux soins. On suit aussi des cours de SVT avec l’étude de l’anatomie, de la cardiologie, …

 


Océane s’est rendue compte que ces études ne lui convenaient pas car il y avait trop de théorie. Aussi, elle s’est réorientée vers un PB GEPS qui privilégie la pratique (16 heures par semaine de sport). C’est un diplôme qui atteste de la possession des compétences professionnelles indispensables à l’exercice du métier d’animateur, de moniteur, d’éducateur sportif. Ce brevet se prépare en un ou deux ans. Il peut se préparer en alternance chez un patron (deux ans) et à ce moment-là c’est le patron qui paie l’école (6 000 euros) ou alors en école préparatoire mais à ce moment-là, l’école est payante et il faut faire un stage de pratique professionnelle. Parallèlement à cette formation Océane s’est engagé dans une mission de Service Civique à l’Association Sportive de Kilstett où elle souhaite notamment développer un club de football féminin.

Nous souhaitons une bonne continuation à notre ancienne élève et la remercions pour son intervention !

samedi 7 décembre 2024

Première rencontre de l'UNSS badminton


 

Les élèves ont joué de nombreux matchs en essayant d’atteindre le meilleur terrain possible et se sont fièrement défendus face aux élèves des collèges de Truchtersheim, Brumath, Souffelweyersheim, Vendenheim, Pfulgriesheim, Hoerdt et Mundolsheim. Au total se sont 94 badistes qui se sont affrontés !

 


 Bravo à Amandine, Capucine, Jeanne, Chloé, Pauline, Jeanne, Mathilde, Émilie, Félix, Clément, Martin, Timéo, Alexandre, Gaspard, Noé, David, Gaston et Aaron!


 

Troisième rencontre des Jugendspiele

 Voici le défi pour cette 3ème rencontre des Jugendspiele entre la classe de CM2 bilingue et les élèves de 6ème B du collège : créer un spectacle de Noël en lien avec le pays représenté par son équipe ! Pas vraiment facile, surtout avec seulement 40 minutes de préparation !

 


Ainsi, lundi 02 décembre 2024 l’après-midi, les élèves ont dû être très créatifs et organisés dans leur équipe pour créer une chorégraphie, une danse, des mimes, selon leur imagination.


 

Puis place au spectacle : les équipes des pays se sont succédées sur scène tour à tour pour présenter leur travail sur fond de musique de Noël.

 


Quelle imagination !!! Quelles belles prestations. Bravo à tous !

Merci à Madame Labasque, directrice de l’école élémentaire de La Wantzenau, d’avoir assisté au spectacle !

 


Les groupes ont gagné des points pour les Jugendspiele en fonction de 3 critères :

- le lien dans leur prestation entre Noël et le pays qu'ils représentent

- une prestation travaillée, propre et structurée

- l’originalité de leur prestation

 Voici les points obtenus par les équipes et le nouveau classement :

                        Félécitations à tous !

 

 

mercredi 4 décembre 2024

Découverte des métiers : cuisinier

 Parcours des métiers : les élèves  rencontrent Benjamin, un ancien élève du collège.

Mme Tardivaud et Mme Fornecker dans le cadre du projet découverte des métiers ont invité Benjamin Royer qui prépare un BTS hôtellerie restauration en alternance à l’Hostellerie La Cheneaudière, un hôtel et spa 5 étoiles à Colroy la Roche. La séance a eu lieu vendredi 22 novembre au CDI.

 

Benjamin  a d’abord parlé de son parcours. Très tôt il a été passionné par la cuisine et la pâtisserie. Il était élève dans notre collège et à 14 ans, alors qu’il était en 4ème, il a demandé à faire un stage de sa propre initiative à M. Leininger du restaurant Le Jardin Secret à La Wantzenau durant les vacances scolaires. Benjamin précise que tout adolescent qui a 14 ans révolus peut demander à faire un stage. Il faut s’adresser à la Chambre de Commerce de Strasbourg qui délivre une convention. En classe de 3ème, Benjamin aurait aimé faire un stage dans un autre restaurant pour se conforter dans cette voie. Malheureusement, en raison du COVID tous les restaurants étaient fermés. Aussi, le jeune collégien dans l’incertitude, et qui par ailleurs, est décrit comme un brillant élève par ses professeurs, va suivre une seconde générale au Gymnase Jean Sturm. Et là il se rend compte que sa véritable voie est la cuisine. Aussi, l’année suivante il va entamer un Bac Pro Cuisine en alternance au CEFPPA  d’Illkirch (https://www.cefppa.eu/) et au restaurant étoilé « Le Jardin Secret » à La Wantzenau.

 

Benjamin explique que l’alternance est un excellent moyen d’apprendre le métier. On passe une semaine en entreprise et une semaine à l’école. Le métier s’apprend en le pratiquant. Mais on peut aussi préparer le Bac Pro avec une formation continue à l’école et dans ce cas l’élève fait un ou deux stages d’une durée de plusieurs semaines durant l’année avec un cahier des charges. Au début, l’apprenti se voit confier des tâches basiques. Il doit apprendre à se servir des outils. Benjamin remarque que c’est un métier qui demande de la rigueur, de la concentration et que parfois c’est difficile mentalement et physiquement.


Aujourd’hui, Benjamin prépare, toujours au CEFPPA d’Illkirch, un BTS en Management Hôtellerie et Restauration. Le but est de se parfaire dans la restauration et d’apprendre à manager une équipe et à gérer un hôtel restaurant. A l’Hostellerie La Cheneaudière, il commence à s’occuper, avec le chef, des deux restaurants, l’un gastronomique et l’autre bistronomique, en s’adonnant aux tâches requises par le BTS. Benjamin précise qu’un hôtel 5 étoiles, faisant partie du groupe Relais et Château, est un hôtel de luxe proposant un environnement de charme notamment, tant dans l’aménagement des locaux que dans les alentours. Le jeune professionnel passe la moitié de son temps de travail en cuisine où il participe à l’élaboration de recettes avec le chef et l’autre partie au bureau où il s’occupe de planifier les commandes de marchandises et de leur bonne réception, de calculer les différents prix de revient des différents repas, le coût de la main d’œuvre, …

En hôtellerie restauration, il faut distinguer trois branches :

·        La restauration traditionnelle ou de collectivité (restauration scolaire ou d’entreprise). Benjamin précise que la restauration de collectivité n’est pas une restauration de mauvaise qualité. Il faut parfois produire pour 400 personnes, les techniques sont alors différentes, mais la qualité n’est pas forcément mise de côté, bien au contraire, comme c’est le cas au restaurant du Parlement Européen. Dans cette branche, une rigueur est imposée en matière d’hygiène, qui doit être irréprochable, au vu du nombre de convives qui s’y restaure.

·        Le service en salle. Il existe des métiers annexes comme barman ou sommelier. Dans ces métiers, il y a aussi la possibilité de devenir hôtesse de l’air ou steward avec une formation complémentaire.

·        L’hôtellerie comprend les métiers de réceptionniste, de gouvernante mais concerne aussi des lieux comme les campings, les bateaux de croisières, …

Le jeune homme rend les élèves attentifs aux horaires. Le contrat est de 39/heures par semaine dont 4 heures supplémentaires  qui sont payées. Il ne faut pas oublier non plus la coupure, la pause de l’après-midi.  Quand on est en apprentissage on peut demander à assurer uniquement le service du midi ou du soir et donc à travailler en continu.

Il ajoute également que ces métiers permettent d’apprendre et de découvrir des nouveautés tous les jours, mais aussi de voyager dans le monde entier. La maîtrise des langues étrangères, notamment de l’anglais est alors primordiale.

 


Les élèves étaient également très intéressés par les concours culinaires. Comme Benjamin vise une cuisine d’excellence, il participe à différents concours et raconte comment il s’y prépare. Les concours auxquels il a participé se font en équipe. Il travaille alors avec une coéquipière, Laurine Muller. Les deux professionnels doivent établir une recette à partir des ingrédients imposés et s’entraînent ensuite durant 3 ou 4 mois. Le jour J, l’équipe dispose de 3 heures pour finaliser le plat et le dessert. En 2024, les deux lauréats ont remporté le second prix pour la cuisine et la pâtisserie pour le « Trophée Mille International » et en 2023 le 1er prix lors de la finale nationale ! Benjamin va devenir membre du jury pour l’année 2025 !

 Nous remercions Benjamin d’être venu au collège pour parler de son métier passion et de son expérience aux élèves !

mardi 3 décembre 2024

Une formation pour les délégués de classe

 Jeudi 14 novembre, Madame Divay, Conseillère Principale d'Education et Mme Fornecker, professeure-documentaliste ont animé une formation pour les délégués de 6eme et 5ème en salle Malraux de 8 heures à 10 heures.

Au cours de cette formation, les représentants des élèves ont pris connaissance du Dispositif phare (plan de prévention et de lutte contre le harcèlement) au sein de l'établissement, de la composition de l'équipe ressource composée de 6 adultes du collège et de son mode de fonctionnement.



Le projet d'Ambassadeurs de lutte contre le harcèlement leur a été présenté et une enquête sur le bien être au collège Malraux leur a été proposée.

Le conseil de vie collégienne a fait l'objet d'une explication détaillée, de nombreux élèves ont proposé leur candidature.

Un goûter composé de brioches et de chocolat chaud leur a été servi avant une reprise du travail sur le thème des conseils de classe : comment le préparer avec le professeur principal et la classe, quelle attitude adopter et comment intervenir. Des documents sur tous les thèmes abordés leur ont été distribués.

Vendredi 15 novembre en S0, les délégués de 4ème et de 3ème ont également été sensibilisés au Dispositif Phare par la Conseillère Principale d'Education, ainsi qu'au CVC.

Bravo aux délégués pour leur travail et leur implication dans les projets !

Une prochaine rencontre est déjà prévue, après les conseils de classe, toujours dans la bonne humeur et la convivialité !